Seule la beauté demeure

Chuchotements, regards ou baisers longs, paysages noirs, hésitations, regrets, caresses et doux parfums, l’existence se remplit d’instants dont il ne restera que ce que le cœur voudra.

Composée de photographies numériques grand format ainsi que de photographies imprimées sur papier aquarelle grâce aux procédés du cyanotype et de la gomme bichromatée au graphite superposés, l’exposition apparaît comme une invitation à approcher la réalité telle qu’elle est perçue à travers le filtre fragile de l’esprit.

La disparition d’une part de l’être dans le mouvement et dans le paysage n’empêche pas l’être d’exister, au contraire. Il en résulte un tremblement, un état nouveau, une respiration qui prend forme à travers l’espace dans la multiplication des reflets ou dans la rencontre des lignes, du gris et de la lumière.

Les impressions en format « plus grand que soi » forcent l’oeil à circuler dans l’image et aident l’esprit à s’ouvrir. Elles agissent comme une porte pour accéder à l’atmosphère proposée. Quant à elles, les techniques d’impression photographiques utilisées à la fin du 19e siècle se démarquent par l’importance qu’elles accordent à la matière, par le choix du papier et du pigment utilisés. Il en nait une lumière toute particulière qui oblige l’artiste et le spectateur à une interprétation personnelle des choses, interprétation qui finit néanmoins par exprimer l’espoir secret et pourtant universel qu’une fois l’histoire terminée, Seule la beauté demeure.

 

Publicités